SOMMAIRE – ACTU

     

ACTUALITÉS :

ECholCité RHÔNE-ALPES / FRANCE
Première école en art mural monumental : Voir

“DIVERSITÉ” 10 Vidéos extraites des 75 réalisées pour “RDV à l’atelier” 2012
Plus de 500 ateliers d’artistes et lieux associés ouvraient leurs portes au public : Voir

L’ART PUBLIC DANS LE GRAND LYON, DE L’APRÈS GUERRE À NOS JOURS, RAPPORTÉ À L’HISTOIRE URBAINE:
Périodisation, commandes, perspectives par Oriane Privault
Centre de documentation de l’Agence d’urbanisme de Lyon

“CE N’EST PAS À L’ADMINISTRATION D’ÉCRIRE L’HISTOIRE DE L’ART À LA PLACE DES ARTISTES”
Interview de Monsieur A. Lovato intégrée dans un dossier sur l'ACTUALITE ET PERSPECTIVES DE L'ART PUBLIC À LYON proposant des pistes pour rester innovant et anticiper les prochaines évolutions dans le domaine de l'Art public.

AMNESTY INTERNATIONAL : “Donnez pour un monde plus juste
http://www.amnesty.fr/ Le poids d’une signature : Voir le poid d'une signature

DIFFUSION ET VALORISATION DE L’ART ACTUEL EN RÉGION
Étude réalisée par le Ministère de la Culture et de la communication Département des études de la prospective et des statistiques dans les agglomérations du Havre, de Lyon, de Montpellier, Nantes et Rouen

SCULPTURES SUR GLACE ET NEIGE DE VALLOIRE / SAVOIE
Concours 2009 – 2010 – 2011 – 2012 : Voir
Réalisation J-P GUEUTAL

ACTIVITÉS ACCESOIRES AUX ACTIVITÉS ARTISTIQUES
Redéfinition des activités accessoires pour déclarations à la MDA.
Circulaire des Ministères concernés du 16 février 2011

"PAROLE D’ARTISTE" Conférences en ligne
Bibliothèque municipale de Lyon : Voir

ARTS PLASTIQUES ET VISUELS EN RHÔNE-ALPES / Artistes création et institution :
“État des lieux et propositions” dans le cadre des élections Régionales 2010

EXPOSER À LA MAPRAA : 14 artistes - 14 expositions individuelles

QUESTIONS -RÉPONSES : La MAPRAA : pourquoi ? ... Comment ?
Questions des internautes - Réponses de la MAPRAA
Une MAPRAA pour tous ?
Adhérent MAPRAA ? - Adhérent MDA ?

• Programme des EXPOSITIONS MAPRAA en 2017

EXPOSITIONS MAPRAA en 2012 en par Christine Goyard.

Actuellement à la MAPRAA

DOSSIERS D'ARTISTES À LA MAPRAA

LES ESPACES / MAPRAA : UN CARREFOUR DE DIVERSITÉS...
Expos.....Rencontres.....Lectures.....Asso/info......partenariats/réseaux.....
Sur 11 mois ouvrables, 13 à 16 manifestations : voir

• ART CONTEMPORAIN ET PROTECTION JURIDIQUE
Didier Bernheim, avocat spécialiste dans le domaine des arts graphiques et plastiques,
membre correspondant de l'Institut de France, et avocat conseil de La MDA / La Maison des Artistes, intervenant pour le Cycle MAPRAA d’INFO / PRO en Rhône-Alpes (voir ci-contre)
présente, dans une interview, la définition juridique d’une œuvre d’art, en droit français :
précisions juridiques sur l’art contemporain dans les méandres du droit d’auteur… Écouter l’interview

MÉCÉNAT D'ENTREPRISE

• PUBLIC SÉNAT / Entretien avec Daniel BUREN (43mn.) : Voir

LES LIEUX DE TRAVAIL ARTISTIQUE : Sylvie Mazard
Réflexion sur les Friches et autres lieux...
AGENCE D'URBANISME agglo. lyonnaise

• WASSILY KANDINSKY / MATRICE ACTIVE / Sophie Lavaud : Créator
Analyse picturale et support pédagogique : Version / démonstration : Voir

• “ESTHETHIQUE ET ETHIQUE : La responsabilité de l’artiste d’aujourd’hui”
Sophie Lavaud-Forest : artiste, enseignante – chercheure
Faculté d’Arts, Lettres, Langues Université Jean Monnet, Saint-Etienne / 42
http://www.olats.org/proj
etpart/artmedia/2008/t_sLavaud.php

PÔLE EMPLOI / DISPOSITIFS D'AIDES À L'EMPLOI
Demandeur et employeur : Le secteur culturel est concerné

“LA PLACE DES FEMMES DANS LES ARTS VISUELS CONTEMPORAINS” par Sophie Faÿ
Invisibilité de l’invisibilité, l’exemple du département de Loire Atlantique

HYMNE À LA FEMME À TRAVERS L’HISTOIRE DE L’ART.
"HISTOIRE DE L’ART À TRAVERS LA FEMME" : Philip Scott JOHNSON : Voir

BILAN, RÉFLEXIONS ET PROPOSITIONS sur les dispositifs de la Région R-A. 2 ans après.
“Les Rencontres pour l’Art Contemporain en Rhône-Alpes 2006”
- RAPPEL DE L’INTERVENTION du président de la MAPRAA le 4/07/2006
- RAPPEL DES DISPOSITIFS de la Région R-A. pour l’ art contemporain

PROPOSITION EN FAVEUR DU DÉVELOPPEMENT DU MARCHÉ DE L’ART EN FRANCE, Avril 2008 : Rapport de Martin Bethenod...

RÉGLES FISCALES ET SOCIALES ATTACHÉES A LA PERCEPTION DE REVENUS ARTISTIQUES

CITOYENS DE LA PLANÈTE : photos de Hans SYLVESTER : Voir
Art contemporain : Tribus de l’ OMO : nos contemporains...

CITOYENS DE LA PLANÈTE : Mark Johnson / créator. Concord Music Group : Voir

ANNUAIRE 2009/2011 : 6e ÉDITION pour y paraître

APPEL À DIFFUSEURS

• DYNAMIC ARCHITECTURE : ............................ Voir  
LES TOURS PIVOTANTES : Architecte : David FISCHER


LA MAISON DES ARTISTES : Réseaux européens - Organigramme de la MDA

LES ARTISTES D'EUROPE : CONSTRUIRE L'UNION...
Livre Blanc de la Convention européenne des arts visuels organisée par la Maison Des Artistes
au Centre Pompidou en décembre 2008 : Version intégrale + photos de la convention

ALERTE ESCROQUERIE !!
SYMPOSIUM INTERNATIONAL DE SCULPTURE ET DE PEINTURE DAKAR SÉNÉGAL 2015

   
     
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ARCHIVES :

1983/2008 : LA MAPRA A 25 ANS : Voir diapo_video et diapo_video
- Historique de la MAPRA (extrait) par Madeleine LAMBERT
- Extraits de l'intervention du Président de la MAPRA à la manifestation des 25 ANS

• SCULPTURE / NEIGE : Concours national et international 2006 de Valloire / Savoie :

• LE RAPPORT QUEMIN : Rapport commandé à Alain Quemin (sociologie de l'art) par le ministre des affaires étrangères,
"Le rôle des pays prescripteurs sur le marché et dans le monde de l'art contemporain"
A) - Le rapport / juin 2001
B) - Le livre / septembre 2002 : "L'art contemporain international entre les institutions et le marché " (Le rapport disparu).

THIERRY RASPAIL “La révolution d’octobre”
Article paru en 1988 dans la revue Beaux-Arts, à propos de “OCTOBRE DES ARTS” : “Le monochrome, la couleur seule”

WWW-INFO/SITES - Spécial Biennale de Lyon 2009

Dossier / Transmission des patrimoines artistiques

LA MAISON DES ARTISTES. “Bientôt une loi de défiscalisation d’achats d’oeuvres d’art par les particuliers”

• URDLA / CENTRE INTERNATIONAL ESTAMPE ET LIVRE - Villeurbanne (69)
Film de Rudolf Bonvie réalisé lors de l'impression de "J'aimerais être à ta place pour m'aimer"
Une xylogravure de 160 x 120 tirée sur les grandes presses de l'URDLA :


   
 
     
Arts plastiques

Rhône-Alpes, terre de création contemporaine
Rhône-Alpes aime l'art contemporain ! La région propose une offre extrêmement riche, où se côtoient des institutions phares (musées de Lyon, Grenoble et St Étienne, centres d'art de Grenoble et Villeurbanne), 5 écoles d'art, une multitude de musées, de galeries, des événements d'exception telles la Biennale d'Art Contemporain de Lyon ou la Biennale du Design de Saint-Étienne... Ce foisonnement est, bien entendu, directement lié à la présence de très nombreux artistes qui créent et exposent en Rhône-Alpes.

Une politique ambitieuse et proche des besoins réels des artistes
Mais ici comme ailleurs, la situation de l'art contemporain reste fragile. Aussi, la Région s'est mise à l'écoute des professionnels du secteur pour mieux les soutenir. L'intervention régionale ne néglige aucun domaine : création, diffusion, formation, insertion professionnelle, sensibilisation du public et médiation.
Soutien aux résidences et ateliers d'artistes, au Fonds Régional d'Art Contemporain (FRAC Rhône-Alpes) géré par l'Institut d'Art Contemporain, aide aux musées, aux galeries, aux manifestations... Pour encourager la création et favoriser la rencontre entre le public et la création contemporaine, la Région déploie un éventail de mesures et d'outils. Avec la carte M'ra, ou le dispositif Soprano, les jeunes sont particulièrement gâtés. D'autant que nombre d'entre eux côtoient quotidiennement l'art contemporain en se rendant... au lycée !

Le "1 % culturel" : un outil efficace au service de la sensibilisation des jeunes
Dans le cadre de la loi dite du "1 % culturel", la Région consacre 1% du montant de la construction ou de la rénovation des lycées, à la commande d'une ou plusieurs œuvres d'art contemporain. Depuis 2005, 17 lycées ont bénéficié de ce dispositif.
Dans le même esprit, 1% du budget de la construction du futur hôtel de Région qui verra le jour en 2009 sera dédié à l'acquisition d'une œuvre, renforçant ainsi la présence de l'art dans l'espace public. La Région va même au-delà de cette procédure réglementaire, en soutenant des projets destinés à renforcer la place de l'art dans l'espace public.

Contacts : Direction de la Culture

   
     
       
   
       

ARTS PLASTIQUES ET VISUELS / État des lieux et propositions...
Colloques, séminaires, déclarations et écrits de toutes sortes,... aujourd'hui tout le monde parle de DIVERSITÉ.
Tous les hommes et les systèmes démocratiques modernes ont conscience que l’avenir des peuples ne peut être que dans la diversité, dans le respect et la culture de cette diversité.
Qu’en est-il aujourd’hui en France particulièrement dans le domaine des arts plastiques ?

• Le RAPPORT QUEMIN : En juin 2001, le sociologue Alain Quemin remettait au ministre des Affaires Étrangères qui le lui avait commandé un rapport sur Le rôle des pays prescripteurs sur le marché et dans le monde de l’art contemporain.
Cette recherche a depuis lors alimenté le débat sur la place des différents pays du monde, en particulier de la France et de ses artistes, sur la scène internationale... CLIQUEZ ICI

• LE LIVRE : “ L’art contemporain international : entre les institutions et le marché” ( Le rapport disparu)
Alain QUEMIN  -  Éditions Jacqueline Chambon / Artprice / 2002 CLIQUEZ ICI

   
       
   
       

RÈGLES FISCALES ET SOCIALES ATTACHÉES À LA PERCEPTION DE REVENUS ARTISTIQUES
Une lettre a récemment été adressée à chaque préfet de région par conjointement le ministère de la Culture et de la Communication, le ministère du Travail, des Relations sociales et de la Solidarité et le ministère du Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique.
Elle rappelait les obligations fiscales et sociales s’appliquant aux revenus artistiques et aux obligations des diffuseurs. Elle rappelait également les missions de la M.D.A. - Maison des Artistes et de l’AGESSA.

Notre attention a été appelée sur l’application des législations et réglementations fiscale et sociale applicables à la perception de revenus artistiques, qu’il s’agisse de ventes d’œuvres, de cession de droits d’auteurs, ou de tout autre revenu artistique susceptible de relever du régime fiscal et social correspondant.

Assujettissement à cotisations et contributions de sécurité sociale des revenus artistiques.
Il est nécessaire que vous puissiez rappeler aux organismes et établissements recevant des subventions de l’État l’obligation pour toute personne percevant un revenu, quel qu’il soit, sous la forme de droits d’auteurs ou provenant de la vente d’œuvres d’art, de cotiser au régime des artistes auteurs, et ce quand bien même elle bénéficierait à un titre ou un autre d’une protection sociale.

Cette obligation est rappelée, pour les artistes auteurs, aux articles L. 382-1 et L. 382-3 du code de la sécurité sociale. En conséquence, dès lors qu’une personne perçoit des revenus relevant du régime des artistes auteurs pour la branche des arts graphiques et plastiques, gérée par la Maison des Artistes, il doit obligatoirement y cotiser.

Cette obligation s’applique notamment aux enseignants des écoles d’art, pour autant qu’ils perçoivent, indépendamment de leur salaire,
des revenus artistiques.

Nous vous saurions gré par ailleurs de procéder, si nécessaire, à une information des institutions qui rémunèrent des artistes sur leurs obligations en tant que diffuseurs au sens du code de la sécurité sociale ou en tant qu’employeurs. Les contrats passés avec les artistes doivent être parfaitement clairs sur la qualification de la ou des rémunérations versées.

S’agissant des interventions suivies auprès de publics (initiation ou sensibilisation) :
Si l’artiste est sollicité pour effectuer des interventions suivies, il doit être impérativement salarié par la structure et l’employeur doit procéder au paiement des cotisations dues à ce titre au régime général des travailleurs salariés, en application de l’article L. 311-2 du code de la sécurité sociale.
Par exception, en application de l’article D. 171-11 du code de la sécurité sociale, si ces interventions suivies sont réalisées, au titre d’une activité salariée accessoire, par des fonctionnaires titulaires et stagiaires de l’État ou des agents permanents des collectivités locales ne relevant pas du titre IV du code de la sécurité sociale, aucune cotisation de sécurité n’est due pour cette activité par ces fonctionnaires ou agents. Cette règle ne vaut que si, par ailleurs, cette activité accessoire est exercée au service de l’État, d’un département, d’une commune ou d’un établissement public. Si cette activité est exercée pour le compte d’un organisme privé chargé de gestion d’un service public administratif, la règle prévue à l’article D. 171-4 aux termes duquel la cotisation vieillesse n’est pas due, est applicable.

S’agissant des interventions ponctuelles de l’artiste auteur :
Seules sont rattachables aux activités artistiques donnant lieu à cotisations de l’artiste affilié au régime des artistes auteurs les activités dites “accessoires” à l’activité artistique principale, au sens de la circulaire du 2 avril 1998 du ministère en charge de la sécurité sociale. Comme le rappelle cette circulaire, les activités concernées doivent présenter un caractère ponctuel : présentations d’œuvres, ateliers d’écriture ou artistique au nombre restreint de séances. Comme indiqué plus haut, les activités salariées et assimilées relevant par nature du régime général de la sécurité sociale sont exclues du dispositif. Sont donc notamment exclues les interventions suivies en milieu scolaire.

Les obligations pesant sur les personnes employant un artiste, achetant une œuvre ou versant des droits d’exploitation :
L’acquisition d’une œuvre sans but de la revendre, tout comme la cession de droits d’exploitation, doit donner lieu au versement d’une contribution dite “contribution diffuseurs” au régime de sécurité sociale des artistes auteurs.
Si l’artiste exerce une activité salariée ou assimilée au sens des articles L. 311-2 et L. 311-3 du code de la sécurité sociale, l’employeur est tenu de payer les cotisations patronales du régime général des travailleurs salariés.

Les deux missions distinctes de la Maison des artistes : association de défense des artistes et organisme agréé pour la gestion du régime des artistes auteurs.
La maison des Artistes, association loi 1901, exerce deux missions distinctes : la première, encadrée réglementairement par le code de la sécurité sociale, consiste à assurer, sous le contrôle d’un conseil d’administration élu par les artistes affiliés, la gestion du régime de sécurité sociale des artistes auteurs, pour sa branche des arts graphiques et plastiques, et notamment à recouvrer les cotisations et contributions sociales dues par les artistes et les diffuseurs ; la deuxième, définie librement par ses adhérents, élisant au cours de leur assemblée générale un bureau, correspond aux activités associatives (entraide, secours, conseil).

Dans un contexte où un certain nombre d’artistes s’interrogent sur le rôle et les orientations de la Maison des Artistes, je souhaite qu’ils soient informés de la distinction entre ces deux missions.

L’adhésion à l’association “La Maison des Artistes” procède d’une démarche libre, un artiste n’ayant aucune obligation à cet égard.

En revanche, l’inscription, ou l’identification auprès de l’organisme gestionnaire du régime de sécurité sociale constitue une formalité indispensable, de même que l’obtention d’un numéro SIRET, pour tout artiste percevant des rémunérations au titre des ventes d’œuvres ou de cession de droits d’exploitation de ses œuvres. Il s’agit là, dès le départ de son activité, de se mettre en conformité avec les réglementations fiscales et sociales, pour remplir ses obligations dans le cadre de ses déclarations de revenus (auprès du centre des impôts) et annuelle d’activité (auprès de la Maison des Artistes ou de l’AGESSA).

Le conseil d’administration de la Maison des Artistes, en qualité d’organisme gestionnaire de sécurité sociale, a institué une procédure pour l’inscription (identification) imposant la production d’une copie de facture ou de contrat pour que le demandeur puisse obtenir un numéro d’ordre. Cette procédure est destinée à éviter un trop grand nombre d’inscription sans suite (i.e. ne donnant pas lieu, l’année suivante, à l’envoi par l’artiste d’une déclaration annuelle d’activité).

À ce sujet, et concernant les conditions de recevabilité des dossiers de demandes d’aides individuelles à la création et d’allocation d’installation, il n’apparaît toujours pas souhaitable de lier la recevabilité d’un dossier à l’inscription préalable au régime de sécurité sociale géré par la Maison des Artistes. Ces aides peuvent en effet procéder, pour des artistes qui ne sont pas encore inscrits dans un réseau de diffusion, de leur profession-nalisation. En revanche, et comme indiqué dans la circulaire du 9 mai 2005, il vous appartient d’informer les bénéficiaires de leurs obligations en matière fiscale et sociale dès lors qu’ils perçoivent une rémunération artistique. S’agissant des aides individuelles à la création et des allocations d’installation, elles constituent, en l’état de la réglementation, des rémunérations devant être déclarées à l’organisme agréé Maison des Artistes (ou le cas échéant à l’AGESSA). Ces aides correspondent par définition à des dépenses effectuées au titre de l’activité professionnelle, dépenses susceptibles d’être déduites dans le cadre d’une déclaration contrôlée des bénéfices non commerciaux.
Vous trouverez sur les sites www.cnap.fr (rubrique infos professionnelles, statut de l’artiste), www.secuartsgraphiquesetplastiques.org et www.agessa.org toutes les informations utiles sur ces questions.

 

   
       
   
       

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

QUESTIONS - RÉPONSES : LA MAPRAA : Pourquoi ?... Comment ?...

Consultez chaque page de ce site.
Puis ensuite si vous ne comprenez toujours pas le rôle de la MAPRAA, sa mission, sa logique, son articulation, posez vos questions par :
question-reponse@mapra-art.org
nous vous répondrons précisément et publierons la réponse sur ce site.

QUESTION D'UN INTERNAUTE : Une MAPRAA pour tous ?
J’aurais souhaité être dans votre nouvel annuaire, mais j'habite à coté de Besançon, et nous n’avons pas de MAPRAA dans notre région.
La MAPRAA ne pourrait-elle pas étendre la possibilité aux artistes des départements limitrophes ? Merci


RÉponse de la MaprAa :
Nous le regrettons, mais la MAPRAA ne peut, sur ce point vous apporter satisfaction.
La Région Rhône-Alpes avec ses 8 départements est déjà une vaste région, et nous ne pouvons “l’étendre” encore.
Dans un esprit de décentralisation, notre travail est de nous concentrer sur ce territoire.
Si la MAPRA est en partie autofinancée , elle est surtout financée par les collectivités territoriales Rhône-Alpes, pour faire un travail de territoire.
Vous pouvez, depuis toujours et comme tous :  adhérent ou non  -  artiste ou non  -  rhônalpin ou non...
avoir accès aux services de la MAPRAA en tant qu’utilisateur.
Intra-muros : au 9 rue P. Chenavard - LYON 1er : axès au centre de documentationaux informations, aux expositions…etc...
Vous pouvez en tant que résident hors Auvergne/Rhône-Alpes, séjourner dans le studio / résidence.
Par correspondance, vous pouvez vous abonner au mensuel de la MAPRAA : “Bloc-Notes”
Vous y trouverez - entre autres – des Infos. Professionnelles et chaque mois, entre 130 à 150 propositions à artistes...
Vous pouvez également vous procurer l’Annuaire qu’elle édite.
Nous souhaitons pour les artistes qu’il existe dans chaque région l’équivalent de la MAPRAA.
À vous artiste, avec vos collègues d’en prendre l’initiative, pour sa part La MAPRAA se tient à votre disposition (hors financement) pour vous y aider.

QUESTION D'UNE INTERNAUTE : Adhérent MAPRA ? - Adhérent MDA ?
Le président de la MAPRAA est aussi secrétaire général de la Maison des Artistes.
Celle-ci exige des artistes dans une activité professionnelle qu'ils soient inscrits à la MDA.
L'autre, la MAPRA, ne s'en soucie apparemment pas trop puisque l'inscription dans son annuaire n'exige pas que les artistes soient déclarés professionnellement.
N'y-a-t-il pas ici contradiction ?

RÉponse de la MaprAa :
Il faut tout d'abord préciser que les deux Associations n'ont pas exactement les même missions.
La Maison des Artistes, nationale, est agréée par l'état pour la gestion des assurances sociales des artistes auteurs d'œuvres graphiques et plastiques. Elle a également différentes missions de solidarité.
Voir : http://www.lamaisondesartistes.fr
Elle s'adresse exclusivement aux artistes professionnels administrativement identifiés. Seuls ses adhérents ont accès à ses services et son financement est uniquement assuré par eux.
La MAPRAA, Maison des Arts Plastiques Rhône-Alpes, (Association de région) est une centrale d'information pour et sur les artistes, les arts plastiques et visuels en Rhône-Alpes (acteurs, lieux, manifestations).
D'ailleurs vous remarquerez que la MAPRAA signifie Maison des Arts Plastiques Auvergne/Rhône-Alpes et non Maison des Artistes. Elle a toujours conçu son travail par la prise en compte de la réalité de tous ses acteurs : artistes, diffuseurs, médiateurs, structures et professionnels divers concernés... et non uniquement de l'artiste même si celui-ci est le premier maillon de la chaîne qui génère tous les autres.
Autofinancée en partie, la MAPRAA est surtout financée par la collectivité.
Ses nombreux adhérents lui donnent la force de sa légitimité, mais ses services et outils s'adressent à toute personne, artiste ou non, adhérent ou non, professionnel identifié ou non.
Elle s'adresse évidemment en particulier aux artistes qui sont dans une dynamique de professionnalisation, qui ne sont peut-être pas encore inscrits à la M.D.A mais qui vont le faire, en tout cas doivent le faire...
L'autre mission de la MAPRAA, en logique avec la précédente, est de travailler à la défense et à l'évolution de la condition de l'artiste. Elle participe à un travail d'information et de sensibilisation sur cette condition, auprès entre autre, des pouvoirs publics.
Vous comprendrez que ces deux Associations, loin d'être antinomiques, sont au contraire complémentaires et que le président de l'une, secrétaire général de l'autre conçoit, ses engagements dans cette complémentarité.

 

   
       
   
       
APPEL À DIFFUSEURS…    
 

Par la démarche, le langage, les moyens de mise en œuvre…etc…, la création dans les arts plastiques et visuels n’a jamais été aussi diverse. Elle est aujourd’hui à 360°.
Chaque mois, en prise directe avec cette réalité, contactez les artistes dans leurs ateliers par le mensuel Bloc-Notes, et choisissez celui ou ceux qui correspondent à vos projets.
Bloc-Notes est à leur service et au vôtre.

AVIS À ORGANISATEURS

RECHERCHEZ, CONTACTEZ, INFORMEZ LES ARTISTES EN DIRECT.
Bloc-Notes est un lien direct permanent entre diffuseurs, organisateurs divers et artistes.

Vous êtes organisateurs de manifestations diverses dans le domaine des arts plastiques et visuels…
Expositions, résidences, concours, œuvres monumentales publiques ou privées, interventions d’artistes dans divers contextes et autres projets concernés, vous pouvez publier gratuitement une annonce dans le mensuel Bloc-Notes.
Que vous soyez ou non abonné, il reste en permanence à votre service pour diffuser tout appel à artistes. Bloc-Notes est lu chaque mois par,(entre autres) un maximum d’artistes de toutes tendances.
Diffusion de BN / BNN en France et pays francophones, ( réseau/relais pour autres pays).
IMPORTANT : Adressez votre annonce à la rédaction avant le 10 de chaque mois à paraître dans le numéro du mois suivant ( exemple : avant le 10 septembre pour parution dans le mensuel d’octobre diffusé début octobre).
Envoyez votre annonce :
Par courriel : blocnotes@mapra-art.org
Par Courrier : MAPRAA rédaction BN / BNN, 9 rue Paul Chenavard, 69001 LYON

   
       
   
       
LA MAISON DES ARTISTES
Réseaux européens
• Organigramme
   
       
 

Réseaux européens

• RELATIONS EUROPÉENNES ET INTERNATIONALES :    
“Les artistes professionnels européens, prennent en main leur destin”

Les 15 et 16 décembre 2008
CENTRE GEORGES POMPIDOU à PARIS
Convention européenne sur le statut de l’artiste visuel en Europe.

- Débattre des différentes dispositions sociales et fiscales applicables aux artistes dans leurs pays.
- Comparer les interventions de l’Etat en faveur de la création.
- Formuler des recommandations sur lesquelles chaque artiste pourra s’appuyer pour faire avancer le statut des artistes plasticiens dans son pays.

A l'aube de la création d'une Europe “ sociale”, dans laquelle les systèmes de protection sociale risquent fortement d'être remis en cause, La Maison des Artistes a choisi de réunir les responsables des grandes organisations représentatives des artistes graphistes et plasticiens. L'appel international de La Maison des Artistes pour la protection et la défense des régimes fiscaux et d'assurances sociales particuliers aux artistes auteurs d'œuvres originales graphiques et plastiques, sera le coup d'envoi d'une série d'actions pour soutenir la création artistique en Europe. Des particularismes nationaux positifs pour les artistes existent en Europe. Chaque système national étranger d'assurances sociales présente ses avantages et ses inconvénients. La synthèse des diverses situations étrangères devrait être faite, ainsi que celle des attentes et revendications de chacun au niveau européen. Elle s'inscrit dans une volonté de construction solidaire qui contribue à l'identité culturelle européenne. La première étape de cette action internationale est l'organisation d'une convention invitant les  pays d'Europe à se réunir pendant deux jours en 2008 à Paris.
Chaque délégation nationale sera composée au maximum de deux participants : un représentant d'association d'artistes professionnels et un représentant, le cas échéant, d'organismes de protection sociale spécifique aux artistes. La Maison des Artistes souhaite également inviter un observateur pour chaque grande région culturelle selon la définition de l'U.N.E.S.C.O. Des pourparlers en vue d’une collaboration partenaire pour l’organisation de cette convention sont
engagés avec Teresa Wagner - Spécialiste principale du programme arts et créativité de l'U.N.E.S.C.O.

Objectifs
Constituer un groupe international de réflexion et d'expertise. Faire la synthèse de la protection sociale et du système fiscal des artistes en Europe.
Émettre des recommandations de cadres référentiels aux États membres de l'Union Européenne. Inciter les pays européens à mettre en place des systèmes de fiscalité et d'assurance sociale les plus favorables aux artistes. À brève échéance, une réglementation européenne en matière de régime fiscal et d'assurance sociale pour les artistes pourra être mise en place. Qui mieux que les artistes eux-mêmes peuvent initier un système européen pour la protection sociale des artistes ?
Avec le soutien du Ministère de la culture, du centre Georges Pompidou, de l’AIAP / IAA, et de la commission française de l’UNESCO

Organigramme

Siège de la Maison des Artistes
La Maison des Artistes
Association régie par la loi de 1901
Hôtel Salomon de Rothschild
11 rue Berryer
75008 Paris
tél. 01 42 25 06 53 / fax 01 42 25 10 93
contacts@lamaisondesartistes.fr
www.lamaisondesartistes.fr

   
   
     
PROCHAINEMENT À LA MAPRAA

La MAPRAA a le plaisir d’inviter : logtriennale reso

“16 GRAVEURS D’AUVERGNE EN RHÔNE-ALPES”
Dans le cadre de la 10e Triennale de Chamalières


Exposition du 12 octobre au 4 novembre 2017
Vernissage mercredi 11 octobre à 18h30

La géographie nouvelle des régions donne à la MAPRAA la mission élargie de s’ouvrir à tous les artistes de ce qui fut la région Auvergne.
À l’occasion de la 10e Triennale de Chamalières, la MAPRAA et l’AMAC (Association Mouvement Art Contemporain) présentent deux manifestations croisées, échange entre nos deux anciennes régions qui maintenant ne font qu’une. Six départements de Rhône-Alpes sont représentés en Auvergne, et les quatre de cette dernière le sont par Le Chant de l’Encre qui expose à la MAPRAA.

Contact : www.amac-chamalieres.com

MAPRAA
Maison des Arts Plastiques Auvergne/Rhône-Alpes
9 rue Paul Chenavard 69001 Lyon
tél. 04 78 29 53 13
map@mapra-art.org
ouverture : mardi et samedi de 14h30 à 18h30
mercredi - jeudi - vendredi de 10h à 12h30 et de 14h30 à 18h30

    visutriennale
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DOSSIERS D'ARTISTES À LA MAPRAA    
 

La MAPRAA enrichit en permanence ses espaces publics d’information. Chaque artiste y a pignon sur rue. Nous demandons donc à ceux qui le désirent de nous adresser un dossier actualisé de leurs œuvres. Comme les catalogues, ils sont répertoriés et mis en consultation permanente au public.

Nous rappelons que les expos personnelles MAPRA sont destinées aux artistes travaillant dans l'un des 12 départements de Auvergne/Rhône-Alpes (Ain, Allier, Ardèche, Cantal, Drôme, Isère, Loire, Haute-Loire, Puy-de-Dôme, Rhône, Savoie, Haute-Savoie) qui ont peu ou pas montré leur travail en milieu professionnel.
• INDICATIONS POUR LA RÉALISATION DU DOSSIER :
- Format A4 21 x 29,7 cm vertical.
- Minimum 10 œuvres (dix photocopies couleur avec indication des techniques, formats et dates), titres des œuvres, texte sur la démarche (photo-portrait facultative).
Pour un classement et une consultation pratique et rapide, il est impératif de suivre ces indications, autrement nous ne pourrions présenter votre dossier.
LE TOUT DOIT IMPÉRATIVEMENT ÊTRE RELIÉ.

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  ARCHIVES    
       

Thierry RASPAIL (*)
La révolution d'octobre
Propos recueillis par Maïten Bouisset

En 1983, lorsque la Ville de Lyon et la Direction des musées de France nomment Thierry Raspail conservateur, afin que s'instaure, dans le cadre du musée, une véritable réflexion sur l'art contemporain, il n'est pas exagéré de dire que, dans la métropole lyonnaise, le palais des Beaux-Arts est victime d'un immobilise absolu.
Cinq ans plus tard, au vu de l'œuvre accomplie, on a le sentiment que Thierry Raspail a chaussé des bottes de sept lieux. Travailleur infatigable, homme de terrain et homme d'équipe, il est aujourd'hui à la tête de 1 400 m2 récupérés sur le musée. Il a en charge l'ELAC-Perrache et l'auditorium ce qui double à peu près sa surface de présentation. Le tout étant loin de lui suffire si l'on sait que sa collection compte aujourd'hui près de 200 pièces, dont beaucoup sont des installations, qui nécessiteraient plus de 10 000 m2.
Par ailleurs, et tambour battant, un an après son installation, il inaugurait son premier "Octobre des Arts" qui motive au niveau artistique la totalité de la ville. Avec Villeurbanne, Saint-Étienne et Grenoble toutes proches, rayonnant sur l'Italie, la Suisse, l'Allemagne, Lyon et la région Rhône-Alpes prennent la pole position pour le grand marché culturel de 1992.
Homme de réflexion, Thierry Raspail possède également quelques idées auxquelles il tient sur ce que doit être un musée d'art contemporain, dont celle-ci : "Organisme de production (au sens cinématographique), le musée d'art contemporain enregistre un taux de création plus qu'il ne dispense une connaissance spéculative ou encyclopédique".
Sur ces données, sur son activité qu'il fonde d'abord sur la collection, sur "Octobre des Arts" et sur le futur musée actuellement à l'étude, Thierry Raspail a bien voulu s'exprimer ici.

Dans le catalogue que vous éditez tous les ans pour donner l'état d'enrichissement de la collection, vous écrivez inlassablement :
Vocation : constitution d'une collection.
La présentation d'expositions temporaires s'inscrit en second. Est-ce là l'ordre exact de vos priorités
?
Absolument. Je n'imagine pas la présence de l'art sans la permanence d'une collection. Dans mon projet, c'est toujours la collection qui est première. Pour nous l'exposition temporaire, c'est d'abord la manifestation d'un désir d'acquisition. Une manière de mettre à l'épreuve au moins pendant cinq semaines l'objet de notre désir. Les artistes que nous invitons le savent et je crois que cela les motive. Dans les musées on essaye toujours de fabriquer l'histoire d'une époque ou de reconstituer la biographie d'un artiste. Ce type de reconstitution ne m'intéresse pas. Ce qui m'intéresse en revanche c'est de garder un musée la trace de cet instant privilégié qu'est l'exposition, et surtout lorsque cela est possible, de conserver l'intégralité de ce moment.

La présence dans la région du musée des Beaux-Arts de Grenoble et du musée d'Art moderne de Saint-Étienne a-t-elle motivé vos orientations ?
J'appartiens à une génération profondément marquée par le structuralisme et je pense que les choses n'existent qu'en fonction du contexte. Si j'avais été nommé conservateur à Limoges, j'aurai été tenté par une collection différente et un autre type de relation à la géographie. Ici, nous sommes effectivement dans la proximité de Grenoble et de Saint-Étienne, où un certain nombre d'artistes qui me paraissent importants ont été "ratés". Je veux parler de ce qui a été la tendance dure des années 60-70 et en particulier de tout ce qui concerne la relation au langage. Je me suis donc engouffré dans cette voie. Par ailleurs, je ne souhaite pas mettre en évidence le répertoire, mais bien plutôt la création, ce qui me semble complémentaire par rapport à ces deux musées, et la complémentarité au niveau régional est une donnée capitale.

Avez-vous le sentiment de constituer une collection idéale en ce qui concerne les vingt-cinq dernières années ?
Ce n'est pas une collection idéale en soi, mais elle apparaît comme telle dans cette situation lyonnaise qui est celle d'une absence totale d'antériorité.
Par contre, je crois que nos choix donnent à la collection une relative homogénéité dans la mesure où je ne crois pas que ce type de collection doit être, à la manière du Louvre, représentative de tout. La première pièce que j'ai acheté a été une "Ambiente Spaziale" de Lucio Fontanta, et il me semble que cela a impliqué la suivante. Le musée est un outil fantastique dans la mesure où les objets se fabriquent eux-même leur territoire et induisent d'autres expériences. Il ne s'agit pas pour nous de regrouper tous les artistes conceptuels, ou ceux de l'Arte Povera, de Fluxus ou du groupe minimaliste. Il s'agit plutôt de donner à voir ensemble des œuvres qui ne sont pas censées illustrer l'histoire de l'art, mais entre lesquelles peuvent se produire des rapprochements qui sont de l'ordre de la relation à l'espace, à la lumière, au temps ou tout simplement à la poésie.

On est frappé par la monumentalité de la plupart des pièces que vous faites acquérir par le musée, et par le fait que vous semblez privilégier l'installation de type conceptuel. Est-ce de propos délibéré ?
Je mets à la disposition des artistes l'un des trois espaces dont nous disposons avec la possibilité de choisir. Libre à l'artiste ensuite de présenter soit une œuvre déjà faite, d'en réaliser une spécialement, ou encore de jouer le jeu de l'utopie et de programmer celle qu'il n'a jamais eu la possibilité d'exécuter faute de place ou de moyens. Dans ce cas, il est bien évident que nous essayons de conserver cette manière dont l'artiste donne socialement son œuvre à voir. En nous mettant ainsi à la disposition des artistes, nous sommes amenés à aller de façon presque mécanique jusqu'au bout de notre logique, et c'est vrai que cela débouche souvent sur l'acquisition de l'installation.

Quel est le montant de votre budget et de quoi dépend-il ?
Nous disposons d'un accord paritaire entre la Ville et la Direction des musées de France, chacune mettant la même somme. Nous arrivons ainsi à un total de 1 700 000 francs. C'est beaucoup, même au niveau européen, mais c'est insuffisant devant le marché qui lui est galopant, et nous aurions besoin de relais, qu'ils soient publics ou privés. Cependant, je dois dire que ce qu'il y a de formidable avec l'art contemporain, c'est que les artistes ne sont pas encore des archives mais des êtres vivants et qu'il leur arrive d'être terriblement généreux.

Vous dites "En 2011 nous aurons besoin de 66 000 m2" et vous ajoutez "Le futur de cet activisme consiste à fabriquer l'infrastructure correspondante et assumer, dans le repli des frénésies, la durée". Dans ces conditions, peut-on vous demander où en est votre projet avec l'architecte Renzo Piano ?
La Ville de Lyon et la Direction des musées de France ont actuellement avec Renzo Piano un contrat pour une étude concernant l'implantation d'un musée d'art contemporain sur la base d'un projet où le musée est d'abord un centre de production et non pas le lieu de la série de produits manufacturés que l'on trouve partout et c'est autour de ce centre qu'il soit s'organiser. Je pense dans l'absolu qu'il faudrait huit salles de 500 m2, dont six toujours ouvertes et deux toujours en montage. Ces salles devront être traversées par environ 3 000 m2 qui peuvent être indifféremment attribuées à des expositions temporaires ou à la présentation d'expositions. L'étude de Renzo Piano soit être terminée dans le courant de l'automne, et un des endroits possibles pourrait se situer sur les bords du Rhône à proximité du parc de la Tête d'Or. Je dirai également que si chaque année je publie un catalogue concernant des collections, c'est parce que je n'ai pas la possibilité de les monter.

Pour le cinquième numéro d'"Octobre des Arts" et après avoir joué la carte de la multiplicité, vous avez préféré celle de l'unité autour d'un thème sur la notion de monochrome. A quoi tient un tel changement ?
"Octobre des Arts", même contesté, et peut-être contestable pour certains, a ceci d'extraordinaire c'est qu'une fois dans l'année cette manifestation oblige l'institution à avoir des relations concrètes avec tous les autres partenaires du milieu tels que les associations, les galeries, etc… et de rentrer dans le jeu social d'un certain type de rapport et de dialogues qu'il convient de développer. Je dirai même que si les ouvrages de Michel Foucault m'ont beaucoup aidé à réfléchir sur la notion de contemporanéité, le fait d'organiser depuis cinq ans "Octobre des Arts" m'en a appris tout autant. Nous sommes partis de rien, nous avons joué la relation de l'institution à la quantité et d'une certaine manière au désordre. Ce fut bénéfique.

Article paru dans Beaux-Arts Magazine n°61 - octobre 1988
http://www.beauxartsmagazine.com

(*) Thierry Raspail / 2008
• Directeur au MAC/Musée d'Art Contemporain de Lyon
www.moca-lyon.org
• Directeur artistique de la Biennale de Lyon
www.biennale-de-lyon.org

 


1988 - Thierry Raspail photographié par J.-B. Rodde

 
       
   
       
WWW-INFO / SITES    
 

Biennale de Lyon
• du 16 septembre 2009 au 3 janvier 2010

• Les Biennales de Lyon : organisation des Biennales
Biennale d'art contemporain et Biennale de la danse :
info@biennale-de-lyon.org
www.biennaledelyon.com

• Musée d'Art Contemporain de Lyon : lieu de la Biennale
info@moca-lyon.org
www.moca-lyon.org

• Fondation Léa et Napoléon Bullukian : lieu de la Biennale
contact@bullukian.com
www.bullukian.com

• L'Entrepôt Bichat : lieu de la Biennale
5 rue Bichat, 69002 Lyon

• La Sucrière : lieu de la Biennale
tél. 04 78 95 86 79

RÉSONANCE 2009 : manifestations en Résonance avec la Biennale d’Art Contemporain

VEDUTA : création / diffusion - colloque / séminaires de recherche en interaction avec la Biennale d’Art Contemporain
Forum VEDUTA (Place Bellecour)
- mercredi 16 septembre
- jeudi 17 septembre

Biennale de Lyon :
info@biennale-de-lyon.org
www.biennaledelyon.com
Biennale d'Istanbul : Journées professionnelles de la Biennale d'Istanbul : les 10 et 11 septembre
istbiennial@iksv.org
www.iksv.org

PORTAIL CULTURE / VILLE DE LYON
www.culture.lyon.fr

PENDANT LA BIENNALE :
DOCKS ART FAIR /
septembre
2e FOIRE INTERNATIONALE D’ART CONTEMPORAIN À LYON
11 pays / 40 galeries / 40 artistes
• du 14 au 20 septembre
Vernissage : le mardi 15 septembre de 19h à 22h
LES DOCKS / Saône / 69002 Lyon
Sous un chapiteau installé sur les Docks le long de la Saône, à 100 mètres de la Sucrière / Biennale d’Art Contemporain.
- Lundi 14 et mardi 15 septembre : journées professionnelles de 12h à 19h
Dans le cadre de DOCKS ART FAIR, un circuit des lieux d’expositions en résonance avec la Biennale est prévu pour les VIP par les organisateurs.
info@docksartfair.com
www.docksartfair.com

CIPAC : Lyon 2009
6e Congrès Interprofessionnel de l’Art Contemporain
cipac@cipac.net
www.cipac.net

   
       
MAPRAAMAPRAAMAPRAAMAPRAAMAPRAAMAPRAAMAPRAAMAPRAAMAPRAAMAPRAAMAPRAAMAPRAAMAPRAAMAPRAAMAPRAAMAPRAAMAPRAAMAPR    
       
LES RENCONTRES DE L’ART CONTEMPORAIN RHÔNE-ALPES    
 

Les 4 et 5 juillet 2006 se sont déroulées au Conseil Régional www.rhonealpes.fr et organisées par lui « Les Rencontres de l’Art Contemporain Rhône-Alpes ». Ces 2 journées ont réuni les acteurs (artistes, diffuseurs, médiateurs, amateurs d’art, élus…) des arts plastiques et visuels de la Région (Ain, Ardèche, Drôme, Isère, Loire, Rhône, Haute-Savoie, Savoie).
Ces rencontres étaient ouvertes par Madame Bernadette Laclais, vice-présidente à la Culture, puis la présentation de leur déroulement par Monsieur Jean-Pierre Saez, directeur de l’Observatoire des politiques culturelles qui donna ensuite la parole au représentant des artistes qui était ce jour Alain LOVATO.
Voici, pour information, cette intervention.

Bonjour,
Je dois tout d’abord préciser, que je m’exprime ici en tant que président de la MAPRAA (Maison des Arts Plastiques Rhône-Alpes (1 millier d’artistes adhérents) sur les 8département de Rhône-Alpes, et en tant qu’administrateur et membre du bureau de la Maison des Artistes(15 000 artistes adhérents au niveau national), délégué par son président Rémy Aron pour parler en leur nom.

Nous remercions vivement le Conseil Régional, tout particulièrement sa vice-présidente à la culture Mme Bernadette Laclais de nous donner ce temps d’expression. Elle en est d’autant plus remerciée car, il est peu, voire pas habituel dans notre domaine de donner la parole collectivement et publiquement à ceux qui sont les premiers maillons de la chaîne : les artistes, à ceux qui font que par nos différents métiers et fonctions nous sommes tous ici aujourd’hui.

Pourquoi ? nous somme en droit de nous poser la question.

Nous disons bien, donner la parole aux artistes. La leur donner par les structures dans lesquelles ils se reconnaissent celles qui les représentent et portent leur parole,
et dont ils ont élus démocratiquement les représentants : Les Associations

Nous ne parlons pas ici d’associations fort respectables, crées sur des affinités philosophiques ou esthétiques .

Nous nous plaçons sur le plan du citoyen-artiste :.Une activité, une profession, des devoirs et des droits.

Les choses et les époques s’accélèrent, apportent d’autres problématiques, d’autres vision, et bien sur, d’autres moyens, d’autres matériaux, d’autres technologies qui comme toujours, sont récupérés par le créateur Tout cela, vient chaque jour s’ajouter et entrer en dialogue, voire en confrontation « créatrice »

Les moyens n’ont jamais été aussi étendus, la création n’a jamais été aussi large.

Elle est aujourd’hui à 360 °

Et là, il y a problème, car seul un faible segment de l’éventail est pris en compte par l’institution et le para-institutionnel.

Seule, une partie très restrictive de la création actuelle .n’a accès aux divers dispositifs financés par la collectivité.
Seule, une partie très restrictive de catégorie d’artistes n’a accès aux divers dispositifs mis en place par l’état, en l’occurrence les services du ministère de la culture, et leurs assimilés et concentrent bourses et aides diverses, achats et commandes publiques.

Il y a 25ans, ces dispositifs ont été mis en place sous le ministère de Jack Lang avec Claude Mollard, alors délégué aux Arts Plastiques. Une délégation qu’il avait d’ailleurs créée à la demande du ministre pour une nouvelle politique en faveur des Arts Plastiques.

L’esprit et le fonctionnement de cette belle initiative et de ce qui en découlait, se sont assez rapidement transformés. Je vous invite à lire à ce sujet dans le numéro de juin de la revue ARTENSION l’entretien sur 7pages de Claude Mollard Il rejoint notre consta)t (il est donc le père de ces dispositifs).
Tout ceci s’est rapidement transformé de l’intérieur, générée par un système où les mêmes personnes restent en fonction dans les mêmes structures de décisions, ( je cite là, mot à mot Claude Mollard) ou bien se déplacent par un principe de chaises tournantes.

Cela donne aujourd’hui l’impression d’un pouvoir de l’intérieur ayant oublié la notion de services publics. Car certains savent qu’un ministre ça reste en place entre 6 mois et 2 ans :
ça passe. Vite.

Alors, que récuse une grande majorité d’artistes ?:

C’est la façon dont le choix des attributions sont faits.
Soit à Paris, soit par les DRAC en région , avec ou sans la collaboration du para-institutionnel ou de personnes cooptées car dans la ligne.

Attention !!…
Nous ne sommes pas en train de dire que cela relève d’une volonté concertée, d’une stratégie mais de la déviation progressive et régulière d’un système atténué par quelques uns, mais amplifié par beaucoup d’autres.

Nous sommes profondément en désaccord avec un système qui donne l’impression que le choix d’une œuvre, d’un projet d’un artiste, d’un collectif, d’une structure de diffusion, se fait d’après l’idée à priori que se fait le décideur institutionnel sur ce que doit être aujourd’hui la création et non par la prise en compte de ses réalités, celles des ateliers, des studios ou dans la cuisine. d’un 2 pièces :

Précisons–le…, nous ne contestons pas les œuvres et les artistes choisis, ils font évidemment partie des 360°, nous contestons un système de choix.

Il n’est également pas question de remettre en cause la politique d’aide à la création la commande publique ou les achats pour les collections, , bien au contraire.
Mais de tenter de ramener ce système à l’intelligence de ses origines. Où Jack Lang,par l’esprit même de ses mesures, rejoignait alors André Malraux (à la création du Ministère de la Culture) qui disait : « l’Etat n’est pas fait pour diriger la création mais pour la servir ».

Encore une fois… Nous sommes en droit de nous poser une question :
S’achemine-t’ on en France vers une Histoire de l’Art qui serait désormais pré -écrite par l’Institution où l’artiste n’en serait plus que l’instrument ?

Celui qui est à l’intérieur de ce système n’a peut-être pas ce sentiment. Mais si une immense majorité d’artistes les interpellent, ils devraient peut-être essayer de ce poser des questions.

Ce problème trouve une amplification naturelle, par la spécificité bien française qu’est une forte présence de l’état dans la création donc la possibilité de peser dessus par le financement de choix trop restrictifs.

Le centralisme est bien-sur un autre amplificateur important, qui inscrit le phénomène dans une grande pyramide d’uniformité et de pouvoir .

Ce n’est évidemment pas une décentralisation timide comme celle que nous connaissons depuis un peu plus de 20 ans qui donne la possibilité de changer cet état de chose et les comportements induits, mais une vraie volonté du politique.

Alors, s’inscrivant résolument dans une dynamique nationale et internationale mais avant tout européenne que peut apporter une politique de région dans tout cela ?
Certainement beaucoup de choses, c’est ce que nous verrons ultérieurement dans les ateliers.
En tout cas nous sommes convaincus que l’Europe est une véritable chance particulièrement pour les artistes français et tout particulièrement pour ceux qui ont choisi de vivre et de travailler en région.

Nous pouvons dire une chose, c’est que si une région doit évidemment travailler en dialogue en partenariat avec le ministère de la culture et ses représentants en région , elle ne doit pas y être inféodée.

Elle devrait surtout mettre en place un système de choix prenant en compte les réalités de la création actuelle de nos contemporains sur son territoire. Ceux qui la font ,comme ceux qui la diffusent Essayant de tendre vers un plus juste équilibre, disons-même une équité.

Tenant compte des différents acteurs susceptibles de représenter une vision à la fois large et pertinente. , la création de dispositifs, nous l’avons vu est une choses mais la façon de les faire fonctionner en est une autre.
Qui en bénéficie et pourquoi ?
Qui n’en bénéficie pas et pourquoi ?
Qui choisit ? Comment ?

Une attitude générale qui se situerait plutôt dans la recherche, le débat, voire le doute et non dans des certitudes pré-établies d’une pensée unique, en tout cas restrictive, incompréhensible et injuste.
Nous sommes confiants et prêts à y apporter toute notre contribution .

Je vous remercie.

Alain Lovato/Artiste
Président de la MAPRAA
Secrétaire Général de la MDA / Maison Des Artistes

Conseil Régional Rhône-Alpes : www.rhonealpes.fr

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LA MAISON DES ARTISTES
“Bientôt une loi de défiscalisation d’achats d’oeuvres d’art par les particuliers”
   
 
COLLOQUE AU SENAT LE 14 DECEMBRE 2006

A la Frieze Art Fair, à Londres, on a vu les fonds spéculatifs se ruer sur l’art contemporain. Ailleurs, on a vu le financier Steve Cohen, fondateur du fonds SAC Capital, dont la rémunération en 2005 s’est élevée à 350 millions de dollars, s’offrir, en début d’année, le fameux “Requin” de Damien Hirst pour 12 millions de dollars (*1)...
Le commerce international de l’art contemporain se porte donc très bien.

Dans le même temps, en France, la précarité d’une majorité d’artistes augmente, et la plupart des galeries prospectives ont de plus en plus de mal à vivre.

Cette configuration là, est l’exacte réplique de ce qui existe hors du domaine artistique .

Le Ministère de la Culture prévoit d’acheter à la prochaine FIAC pour l’équivalent de deux ailerons de requin de Hirst, pour soutenir la création artistique française.
Il faut dire que les finances publiques ont de plus en plus de mal à s’aligner sur les hauteurs du marché international, pour se constituer un patrimoine muséal conforme aux critères de “qualité” du grand marché. L’ esthétique d’état, jusque là rivée à celle des méga-collectionneurs, est donc en train d’en décrocher.

Aussi, après trente ans de certitudes, la doxa artistique nationale commence-t-elle à douter d’elle-même et de son adéquation aux réalités du monde de l’art, tant à celles d’ “en haut” qu’à celles d’”en bas”.
La rupture est donc proche avec les modèles en place, sans qu’on ait encore eu le temps d’élaborer, au sein des différents services, une pensée alternative mieux adaptée à la situation.

C’est donc dans ce contexte de perplexité générale des gestionnaires, que les artistes, par la voix de leur organisation représentative - la MDA (Maison des Artistes)- entreprennent de s’ingérer dans le domaine qui justement les concernent au plus haut point.

Ils suggèrent au législateur de fabriquer un loi qui permette à chaque foyer fiscal de déduire annuellement 2000 € de son montant imposable, pour achat d’oeuvres à des artistes vivants et déclarés comme tels.

Ils sont persuadés que cette loi de défiscalisation pourrait en trois ans d’application réparer les dégâts de trente ans d’anarchie artistique d’état.

Ils souhaitent ainsi donner légitimement mandat aux représentants du peuple, d’intervenir dans un champ où ils n’ont jamais osé mettre les pieds.
Ils pensent que le territoire de l’art peut aussi être un lieu de démocratie.

(*1) Le Monde du 15 10 06

Pierre Souchaud
Edito-Artension n°32
novembre-décembre 2006

Une formidable bouffée d’oxygène pour le marché intérieur

(*)entretien entre Pierre Souchaud directeur de Artension et Rémy Aron président de la Maison des Artistes.

Les artistes, les galeries, les acheteurs d’art y pensaient depuis longtemps : pourquoi pas un loi toute simple permettant à chaque foyer fiscal de déduire par exemple 1500 € par an, de leur montant imposable, pour achat d’oeuvres d’art... Avec, bien évidemment, toutes pièces justificatives attestant qu’il s’agit bien d’oeuvres d’art réalisées par des artistes professionnellement déclaré.
Et bien, c’est pour l’apparition de cette salutaire disposition fiscale que La Maison des Artistes, association qui gère le régime de sécurité sociale de
40 000 artistes auteurs des arts graphiques et plastiques et compte plus de 15000 artistes professionnels associés, entend se mettre sans tarder à l’ouvrage.
Elle organise au Sénat le 14 décembre 2006 un colloque réunissant, artistes, diffuseurs, parlementaires, économistes du marché de l’art, juristes et spécialistes de la fiscalité afin de débattre de cette question et de former des propositions pour une Loi de défiscalisation.

Nous avons donc interrogé Rémy Aron et Didier Bernheim, respectivement Président et Président Honoraire de la MDA, sur les raisons et enjeux de cette action.

Artension : Il existe déjà des dispositions fiscales de cet ordre, qui favorisent plutôt les entreprises, les fondations et les grandes collections plus ou moins liées à l’institutionnalité...

Didier Bernheim : Oui, de telles lois existent et de grands progrès ont été réalisés dans le domaine du mécénat notamment, mais je crois qu’il faut maintenant compléter ce dispositif par une véritable Loi de défiscalisation favorisant plus spécialement la relation entre artistes et amateurs d’art, afin de permettre à un plus grand nombre d’artistes d’en bénéficier. Il est en effet nécessaire de développer également, à côté des grands dispositifs de diffusion, d’autres chemins d’accès pour que le public puisse approcher l’art contemporain dans toute sa diversité.
Nous partons d’un constat. Les achats de l’Etat ou des collectivités publiques, au titre du soutien à la création, peuvent contribuer à la notoriété de quelques artistes, mais ne concernent-ils qu’un petit nombre d’élus. Si l’on en croit le sondage publié par Artension, 1% des artistes serait concerné par l’action institutionnelle. Même s’il est difficile dans ce domaine d’évoquer le principe d’égalité des citoyens devant les charges publiques, il y a quelque chose de choquant à ce que le plus grand nombre des artistes soit exclu de la manne publique sur des critères de choix esthétiques parfaitement surdéterminés par une sorte de doxa dominante. Il peut difficilement en être autrement compte tenu du budget consacré aux arts plastiques qui est notoirement l’un des plus faibles du Ministère de la Culture. Il est donc indispensable, parallèlement, de favoriser le développement de la relation privée et directe entre l’artiste et le public . La fiscalité peut efficacement y contribuer. Une bonne loi de défiscalisation suppose un choix politique clair. Il existe de nombreuses techniques de défiscalisation qui peuvent être adaptées aux objectifs poursuivis. Ce que nous souhaitons c’est une loi qui favorise l’accès du plus grand nombre aux formes les plus diverses de la création et de sa distribution.

Ar. : Cette loi de défiscalisation concernerait donc le troisième marché, celui des particuliers : ce marché intérieur plus proche des individus ?

Rémy Aron : Oui, elle intéresserait cette relation particulière qui existe entre un amateur et une oeuvre, cette rencontre amoureuse de plaisir et de désir , cet acte d’appropriation qui est l’expression d’une passion sans calcul, et qui est l’axe réel et principal d’un véritable développement culturel. C’est cette relation que nous voulons faciliter de la façon la plus ouverte possible et sans aucun jugement de valeur sur la qualité esthétique de l’échange, de telle façon qu’elle concerne tout le monde, tous les artistes, tous les galeristes, tous les amateurs d’art quelles que soient leur tendances, leur appartenance socioculturelle et leurs affinités artistiques. L’enjeu, c’est la libre circulation, la réinsertion, le réenracinement, la réappropriation d’une richesse collective.

Ar. : Ne risque-t-on pas tout de même de voir reprocher à cette loi, de favoriser le développement d’une création de mauvaise qualité, du tout venant, de contribuer à une régression généralisée de la création ? Le Ministère de la Culture ne va-t-il pas hurler à la démagogie, au populisme, s’inquiéter de voir naître une floraison qu’il ne juge pas conforme à ses critères d’arrosage sélectif ?

R.A. : Je ne le crois pas. Je crois que tout le monde est conscient que la légitimation ne peut-être que le résultat d’une maturation collective, large dans l’espace et longue dans le temps. C’est ce qui se passait jusque dans les années 70, où le couple artistes-galeries conservait encore le contrôle des mécanismes de légitimation, avant que les grands systèmes ne s’y ingèrent comme on le sait.
Il faut que l’ État comprenne qu’il peut jouer un rôle moteur dans cet indispensable processus de redistribution des rôles, en favorisant la diffusion des œuvres de tous types et de tout “niveau”, et en facilitant toutes les appropriations possibles. Car c’est avec cette libre dynamique que se mettront en place naturellement, les bons et justes mécanismes de légitimation. L’État peut et doit donner les moyens de cette libre confrontation, qui sera libératrice et enrichissante à tous égards.

Ar. : Est-ce donc une idée de démocratisation qui inspire cette loi ?

R.A. : Oui, le vrai enjeu, c’est bien la démocratisation, en partant de cette idée que c’est toujours du libre jeu démocratique que naît la bonne reconnaissance des valeurs de toutes sortes, qu’elles soient humaines ou artistiques, et jamais des systèmes hégémoniques qui se sont tous historiquement plantés en voulant imposer leurs critères d’évaluation. L’art a toujours souffert, comme les hommes, dans les régimes dictatoriaux ou anarchiques. L’artiste est un citoyen comme les autres et il aspire aussi dans son domaine à des règles démocratiques. La liberté sous-entend l’ordre et la justice qui sont les conditions de la liberté créative

Ar. : Voilà pour le fond, mais dans la pratique immédiate ?

R.A. : Et bien, cette loi de défiscalisation va entraîner notamment - non pas par coercition, mais par incitation - la diminution, voire la suppression du travail au noir. D’avantage d’artistes vont se déclarer professionnellement et participer à la solidarité nationale et cela va faire rentrer de l’argent non seulement dans les caisses de la sécu mais aussi dans celles du fisc.

Ar. : Il s’agit donc d’un cercle apparemment très vertueux... Alors à quel endroit, hors des probables réticences du Ministère de la Culture, pourrait-il bloquer ? Fiscalement par exemple?

D.B. : Je ne crois pas que le Ministère de la Culture soit réticent à un tel projet. Depuis plusieurs années nous en parlons, avec les conseillers du premier ministre, avec ceux du ministre de la culture, avec les parlementaires et à chaque fois nous rencontrons un réel intérêt et une volonté d’approfondir la question. Nous buttons seulement sur une question : « Combien ça coûte ! » C’est évidemment au niveau du Ministère du Budget qu’il faudra convaincre. La Loi PONS qui permettait la défiscalisation de certains investissements dans les départements et territoires d’Outre Mer a laissé de mauvais souvenirs. Elle a la réputation d’avoir coûté très cher à l’Etat. Dans sa première version elle a donné lieu à des abus, mais elle a été corrigée par la suite et un audit réalisé par un grand cabinet international a montré que si l’on prenait en compte son impact économique, en particulier sur les entreprises et l’emploi, le bilan était globalement positif. Indépendamment de l’aspect culturel du projet, le développement du marché de l’art dans toutes ses composantes, c’est aussi plus de revenus fiscaux et de cotisations sociales payés par les artistes et les diffuseurs et moins de RMI. L’un des éléments important de notre réflexion est la prise en compte du chiffre noir du marché de l’Art que, par définition, nous ne connaissons pas, mais qui est certainement très important. Certaines études ont évoqué le chiffre de cent mille artistes dans le domaine des arts plastiques, si l’on met à part les graphistes, c’est trois à quatre fois plus que le nombre d’inscrits à la Maison des Artistes. Lorsque je parle de chiffre noir du marché je pense notamment au chiffre généré par ce que les artistes appellent, « la concurrence déloyale des amateurs », qui est une forme de travail au noir. L’introduction de mesures de défiscalisation générera nécessairement une transparence qui contribuera à réduire considérablement ce marché parallèle et à produire des recettes qui échappent actuellement à la solidarité nationale. De même que les procédures d’agrément, liées à la défiscalisation, permettront de consolider la situation des galeries qui, à côté des nouveaux moyens de commercialisation, continuent de faire un travail essentiel pour de nombreux artistes. C’est aussi un moyen de reconsidérer la relation artiste-galerie.

Ar. : Cela suppose un gigantesque effort de prise de conscience de la part du Ministre et de ses services... pensez-vous qu’il le pourra ?

R.A : Oui, je le crois. Si l’on crée le mouvement, il n’y a pas de raisons que la Ministère ne suive pas. Tout le monde ressent la nécessité d’un renouveau, d’un déblocage et d’une remise en ordre dans un territoire où règne l’injustice et l’incohérence. Je pense donc que ce projet de loi devrait séduire beaucoup de monde , y compris dans les milieux institutionnels.
Je crois aussi que le moment est propice, voire historique, à 6 mois des présidentielles, et des ruptures annoncées pour l’occasion, aussi bien à gauche qu’à droite. Tout le monde se rend bien compte que si cette loi passe, elle donnera une formidable impulsion à la création artistique en ce pays, et ceci, chose inédite, sans aucun coût financier.

Ar. : Et les artistes, les galeristes, y croient-ils ? Vont-ils se mobiliser pour obtenir cette loi ?

R.A. : J’en suis sûr. Il y va de leur survie, de leur retour à une juste place dans la société, du respect qu’on leur doit, de la fin de cette commisération générale dont il sont l’objet. L’obtention de cette loi sera le résultat d’un travail collectif, avec eux. Ce sera pour eux l’occasion de réintervenir dans leur propre domaine, de se réapproprier leur territoire, d’être actifs, responsables, et de sortir enfin de leur situation de précarité assistée. Ce sera donc une chose à inventer tous ensemble. Alors oui, je crois que les artistes, qu’ils soient affiliés ou non à la MDA vont se sentir concernés et comprendre les enjeux de cette action de la MDA. Quand aux galeristes, il verront leur chiffre d’affaire se multiplier et cela facilitera le travail prospectif qu’il accomplissent héroïquement, tant pour la promotion des nouveaux artistes que pour le développement du public de l’art d’aujourd’hui.

P. S
Artension n°32
Novembre-décembre 2006

Les lecteurs désireux de se tenir au courant de l’état d’avancée des travaux sur ce chantier “défiscalisation”, pourront consulter le site www.artension.fr. Une chronique régulière y sera tenue.

   
     
     
  ALERTE ESCROQUERIE !!
Depuis deux ans, des escrocs se servent du nom du sculpteur Ousmane Sow et du Ministère de la Culture du Sénégal pour inviter des artistes du monde entier à participer à un symposium, à envoyer des œuvres et de l’argent pour s’inscrire. Ils repoussent régulièrement les dates.   
Ousmane Sow a porté plainte auprès de la police sénégalaise et en a informé le Ministère de la Culture du Sénégal. Il ne peut hélas rien faire de plus et en est le premier désolé.
Si vous recevez le message ci-dessous, ne répondez-pas, et n’hésitez pas à écrire au Ministère de la Culture du Sénégal pour le signaler et vous renseigner sur le :
• SYMPOSIUM INTERNATIONAL DE SCULPTURE ET DE PEINTURE DAKAR SÉNÉGAL 2015
Le 1er Symposium international de sculpture et de peinture I.S.P.S SÉNÉGAL DAKAR 2015 (Être bien attentif car le nom de la manifestation peut changer).
Ministère de la Culture - Building Administratif - BP 4001 DAKAR  
Tél : +221 33 849 73 11 / +221 33 822 43 03
contact@culture.gouv.sn
http://www.culture.gouv.sn